Depuis le 19 mars 2025, un décret gouvernemental interdit l'abattage des femelles ovines et caprines en Tunisie. Cette mesure vise à protéger le cheptel national et à garantir sa pérennité. Cependant, des appels à renforcer l'application de cette décision se font entendre, notamment à Qalqadha, où les autorités locales soulignent l'importance de cette interdiction pour la survie du secteur agricole.
Origines et objectifs du décret
L'interdiction de l'abattage des femelles ovines et caprines ne date pas d'hier. En effet, elle repose sur un texte légal remontant aux années 1980. Le but de cette mesure est de protéger le cheptel national en assurant sa reproduction et sa pérennité. En interdisant l'abattage des femelles, les autorités cherchent à maintenir un taux de reproduction élevé, crucial pour la survie et le développement de l'élevage ovin et caprin en Tunisie.
Impact de l'abattage des femelles sur le cheptel
La décision d'interdire l'abattage des femelles ovines est loin d'être anodine. Les femelles sont les principales reproductrices, capables de donner naissance une à deux fois par an. Les abattre réduirait drastiquement le taux de natalité des ovins, mettant en péril l'ensemble du cheptel. Pour cette raison, les éleveurs sont encouragés à maintenir et à protéger leurs femelles pour assurer la pérennité de leurs troupeaux.
Réticences et défis de mise en œuvre
Bien que le décret soit clair et les objectifs louables, sa mise en œuvre rencontre des résistances. Certains éleveurs, notamment à Qalqadha, font valoir des difficultés économiques et invoquent des exceptions pour pouvoir abattre leurs femelles. Cependant, les autorités locales insistent sur la nécessité de respecter cette interdiction pour éviter une crise du secteur agricole à long terme. La ministre de l'Agriculture a souligné que le décret ne vise pas à pénaliser les éleveurs mais à garantir la pérennité de l'élevage.
Les autorités locales appellent à renforcer la surveillance et à punir sévèrement les contrevenants. « Nous devons être rigoureux dans l'application de ce décret. C'est la seule manière de protéger notre cheptel et notre avenir économique », a déclaré un responsable local.
La prochaine échéance à surveiller est la fin de la période de validité du décret, prévue pour fin mars 2026. D'ici là, les autorités locales et nationales devront redoubler d'efforts pour renforcer l'application de cette mesure cruciale pour le secteur agricole tunisien.